Les eSports en 5 points

Maintenant que la Coupe du monde a couronné l’équipe française, pourquoi ne pas se mettre aux eSports?  Parce que jouer ou regarder jouer des jeux vidéo au niveau compétitif, c’est du sérieux.  Pas besoin d’attendre que les eSports fassent une apparition aux Jeux Olympiques de 2024 à Paris pour les découvrir.  Voici ce qu’il faut savoir.
  1. Le phénomène a déjà de l’ampleur et des $ommes élevées sont en jeu
La station de télévision de sports ESPN va diffuser prochainement sur ses ondes, à des heures de grande écoute, les finales de la Overwatch League, une ligue de eSports basée sur le jeu du même nom.  Ces jeux font de plus en plus partie de la culture populaire, surtout chez les moins de 30 ans.  Comme dans les sports traditionnels, les amateurs ne jouent pas nécessairement aux jeux qu’ils observent.  Les enjeux sont d’ailleurs énormes, des sommes faramineuses étant offertes aux gagnants.  La compétition The International, basée sur le jeu Dota 2, offrira aux équipes gagnantes une cagnotte d’au moins 20 million de dollars en 2018, grâce à une campagne de financement participatif hyper populaire… et toujours en cours.Overwatch ESPN esports.jpg
  1. Les équipes sont nombreuses et les ligues professionnelles sont variées
Les eSports sont aussi organisés que ne le sont les sports traditionnels. Les équipes de professionnelles, mais aussi les universités et collèges recrutent des joueurs pour former des équipes.  Les équipes de eSports bénéficient d’une renommée impressionnante, telle que l’équipe américaine Team SoloMid.  Fondée en 2009, cette équipe s’est notamment illustrée dans la League of Legends.  Parce que oui, il y a plusieurs ligues de eSports.  Si certaines de ces ligues sont articulées autour d’un jeu seulement (Overwatch LeagueCall of Duty World LeagueFIFA Interactive World CupHalo World Championship, etc.), certaines mettent les équipes au défi de triompher à différents jeux, comme la Major League Gaming, une des plus importantes compétitions aux États-Unis.Team SoloMid esports.jpg
  1. Les joueurs sont jeunes (moins de 25 ans), le public aussi
L’âge moyen des joueurs de la Ligue nationale de hockey en 2017 était de 27 ans, alors qu’il n’était que de 21 ans pour les joueurs de la League of Legends.  Dans l’univers des eSports, certains avancent que le cerveau humain est au sommet de sa forme autour de la mi-vingtaine.  D’autres expliquent l’âge des joueurs par l’abondance de temps dont ils disposent pour jouer, ou encore par l’impossibilité pour les talents des générations précédentes de toucher à un revenu décent, les décourageant de poursuivre la compétition après  un certain âge.  Les paris sont ouverts, mais une chose semble certaine, le réseau social Twitch a fortement contribué à l’engouement des jeunes pour les eSports.  Acquise pour un milliard de dollars par Amazon en 2014, la plate-forme Twitch a largement contribué à mettre les eSports dans la culture dominante des milléniaux, grâce à ses vidéos qui permettent de suivre les parties des joueurs en direct.twitch nabil aiekillu lahrech esports.jpg
  1. La Corée du Sud en a fait son sport national
Si le sport national de la Corée du Sud est traditionnellement le taekwondo, le jeu électronique, plus particulièrement un jeu nommé StarCraft, est souvent considéré comme le vrai sport officiel de ce pays.  Un véritable star système entoure les vedettes des eSports, qui peuvent être très lucratifs pour eux : Lee « Faker » Sang-hyeok, un Sud-Coréen nommé le meilleur joueur de League of Legends de tous les temps,  pourrait toucher jusqu’à 4,6 millions de dollars par année, incluant salaires, commandites et récompenses.  Le réseau de fibre optique y est pour quelque chose : qualifié de meilleur au monde, les athlètes peuvent s’y entraîner pendant des heures dans les PC bangs, des cafés qui offrent à prix bas de l’accès à des ordinateurs à la fine pointe, branchés sur de l’internet (super) haute vitesse.  Le nombre de joueurs est estimé à 25 millions en Corée du Sud, soit plus de la moitié de la population. Faker esports.jpg
  1. Le Québec n’est pas en reste
Au Québec, les eSports n’ont pas détrôné le hockey dans la culture populaire, mais ils s’y installent progressivement.  La chaîne de sports RDS a maintenant sa section « Sports électroniques ».  Les camps de jours et ateliers orientés vers les eSports, la création de jeux vidéo et l’apprentissage de la programmation pour les jeunes sont de plus en plus populaires.  La Fédération québécoise de sports électroniques fait la promotion des jeux électroniques au sein du public québécois.  Des champions québécois servent aussi d’ambassadeurs aux eSportsplusieurs joueurs du Québec se démarquant sur la scène internationale.  Dans un monde où la moitié des joueurs de jeu électronique sont en fait des joueuses, qui sont sous-représentées dans les ligues de eSports, difficile de passer missharvey sous silence.  Originaire de Québec, Stéphanie « missharvey » Harvey a remporté plusieurs compétitions, en plus d’avoir été développeuse de jeux vidéo.  La joueuse professionnelle de 32 ans milite activement contre le sexisme dans la communauté du jeu vidéo de compétition.stephanie harvey esports.jpgVous voulez en savoir plus sur l’industrie du jeu vidéo?  Allez voir notre Profil de la main-d’œuvre dans l’industrie du jeu électronique au Québec en 2016.  C’est gratuit!

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