[php] [/php] ***Custom FONT "Neue Haas Grotesk Display"

Des petits gestes pour l’environnement à l’approche des vacances

Numérique Responsable

Par Josiane Stratis, stratège en communication marketing

Voici cinq gestes pour l’environnement à poser avant de partir en vacances. Rien de radical, seulement de petites habitudes pour alléger votre vie numérique.

« Le numérique, souvent perçu comme immatériel, a pourtant un impact environnemental bien réel. » – Livre blanc, Sobriété numérique, p. 4

À l’approche des fêtes, on retrouve quelque chose qu’on perd facilement dans le tourbillon de l’année : du temps.
Du temps pour se reposer, pour décrocher, mais aussi pour s’occuper de ces petites choses qui traînent dans notre liste mentale depuis des mois. Et parmi elles, il y a souvent un grand oublié… notre vie numérique.

Décembre devient alors un moment privilégié pour revoir nos habitudes, alléger ce qui peut l’être et poser les bases d’un rapport plus conscient à la technologie. Pas dans une logique de renoncement, mais dans une logique de sobriété numérique : une manière d’utiliser nos outils avec intention, sans gaspillage, et en réduisant leur impact environnemental.

Voici quelques gestes simples à poser, avant une pause bien méritée.

  1. Faire un ménage doux de sa boîte courriel

Supprimer les messages inutiles, se désabonner des envois qu’on ne lit plus, classer ce qu’on veut garder : tout cela contribue à réduire notre empreinte numérique.
C’est un geste léger, qui fait du bien à l’esprit et à l’environnement.

Impact : La consultation, l’envoi et le stockage de courriels exigent une infrastructure importante. Une personne qui travaille 220 jours par année génère une empreinte équivalente à 2 500 km parcourus en voiture uniquement par ses usages numériques (p. 10).

Si votre boîte de réception contient plus de 10 000 courriels, pourquoi ne pas viser d’en réduire la moitié?

  1. Ranger ses fichiers et alléger le nuage

Le “cloud” reste une infrastructure bien physique, très énergivore. Trier ses documents, supprimer les doublons et archiver localement ce qui peut l’être permet de réduire la pression sur ces systèmes… tout en nous rendant plus efficaces pour retrouver nos fichiers.

Impact : Les centres de données deviennent la principale source de pollution du numérique dès 2025 (p. 11) et pourraient représenter 21 % de la consommation mondiale d’électricité d’ici 2030 (p. 11).

Le plus gros morceau est souvent les photos : plusieurs applications permettent maintenant de repérer et supprimer automatiquement les doublons.

  1. Fermer ses appareils le soir

Un geste tout simple qui prolonge la durée de vie du matériel et diminue la consommation inutile. Quand nos appareils respirent, nous aussi on respire mieux.

Impact : La fabrication de nos appareils représente   plus de 75 % de l’empreinte environnementale (p. 14).

En prolongeant leur durée de vie grâce à de meilleures habitudes, on réduit la pression sur les ressources naturelles.

  1. Faire durer ce qu’on possède déjà

Allonger la vie d’un ordinateur, d’un téléphone ou d’un écran est l’un des gestes les plus significatifs en sobriété numérique. Réparer, réutiliser, faire circuler dans l’équipe : c’est bon pour l’environnement… et pour les budgets.

Impact : En 2022, 62 millions de tonnes de déchets électroniques ont été générées dans le monde (p. 5) et moins de 10 % sont recyclés sur le continent américain (p. 6).

Pour les cadeaux électroniques : posez-vous la question, est-ce réellement utile ou est-ce un achat impulsif?

  1. Réduire la vidéo quand ce n’est pas essentiel

Éteindre la caméra ou baisser la résolution lors d’une réunion où ce n’est pas nécessaire réduit significativement l’impact énergétique. On garde la qualité des échanges, en coupant seulement ce qui est superflu.

Impact : Une visioconférence consomme jusqu’à 1 000 fois plus qu’un appel audio (p. 16).

Et pourtant, il y a quelques années, ce n’était pas l’habitude de se voir à chaque appel! 

Pourquoi ces gestes pour l’environnement, maintenant?

Parce que la fin d’année nous offre un espace pour réévaluer nos habitudes.
Parce que la sobriété numérique n’est pas un changement radical, mais une collection de petits gestes qui modifient notre rapport à la technologie.
Et parce qu’en tant qu’organisation du secteur technologique, intégrer ces réflexes fait partie de notre rôle : montrer que l’innovation peut, et doit, être responsable.

Adopter une approche plus sobre, c’est choisir d’utiliser la technologie avec sens. C’est redonner de la valeur à ce qui compte réellement. Et c’est une belle manière d’entrer dans la nouvelle année : un peu plus légers, un peu plus alignés, un peu plus responsables.

Pour plus d’idées, consultez notre livre blanc sur la sobriété numérique  :
https://www.technocompetences.qc.ca/nos-publications/livre-blanc-sobriete-numerique/