Le concept derrière une IA consciente et éthique
Lors de MTL connecte, TechnoCompétences a proposé un atelier différent : une heure pour ralentir et réfléchir à une IA consciente et éthique. L’exercice a rapidement révélé une évidence : nous utilisons tous l’IA sans toujours nous en rendre compte.
Coanimé par Joëlle Tremblay, philosophe, DG par intérim de TechnoCompétences et spécialiste de l’éthique appliquée, et Josiane Stratis, stratège en communication et marketing numérique, l’atelier « Et si l’IA, c’était mieux plutôt que plus ? » a réuni des professionnel·les curieux·ses de comprendre comment intégrer la sobriété numérique dans leurs pratiques.
D’entrée de jeu, les participant·es ont été invités à jouer à un « Je n’ai jamais » version intelligence artificielle. Un exercice ludique qui a rapidement révélé une vérité : nous utilisons toutes et tous l’IA sans en avoir conscience. De Spotify à l’autocorrect, des recommandations Netflix aux assistants vocaux, nos gestes numériques sont truffés d’automatisations invisibles.
La discussion s’est ensuite articulée autour du concept de SloP AI (Slow & Purposeful AI), une approche qui propose de :
- Prendre le temps de comprendre avant d’automatiser (Slow) ;
- Donner du sens à chaque usage (Purposeful) ;
- Évaluer les conséquences sociales, cognitives et écologiques de nos choix technologiques (Responsible).
Les échanges ont aussi permis d’explorer les 10 principes éthiques issus de la Déclaration de Montréal pour un développement responsable de l’IA, à travers un cas concret de recrutement automatisé.
L’atelier s’est conclu sur un geste symbolique : la création d’une promesse personnelle de sobriété numérique. Chaque personne était invitée à formuler, sur une carte, un engagement simple comme :
“Je choisis d’expliquer quand j’utilise l’IA.”
“Je m’engage à réfléchir deux fois avant d’ajouter un nouvel outil.”
Une heure plus tard, les promesses émisses par les participants avaient toutes un but commun: le désir de redonner du sens et de la mesure à nos usages numériques.
Parce qu’en matière d’IA, faire mieux sera toujours plus inspirant que faire plus.
Ce sujet rejoint notre article sur l’angle mort de l’IA.
