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Le poids caché du numérique

Le numérique consomme plus de ressources qu’on ne le pense

On a longtemps cru que le progrès rendrait les choses plus légères, plus simples et plus numériques. Le discours dominant sur l’innovation technologique s’est construit autour de la promesse de moins de friction, de moins de matière et de moins de contraintes physiques.

Cette nouvelle édition de la Veille prospective vient nuancer cette promesse et soulever des questions qui méritent une réflexion approfondie. Derrière chaque avancée technologique que l’on croyait immatérielle se cache en réalité un poids que l’on a cessé de voir : des ressources naturelles que l’on épuise, des infrastructures dont on dépend ou encore une dépendance technologique qui ne cesse de grandir.

L’eau potable utilisée pour refroidir les centres de données voit sa consommation augmenter à mesure que l’intelligence artificielle s’impose partout. Les satellites qui assurent le fonctionnement de nombreux services essentiels — communications, navigation, prévisions météorologiques, etc. — constituent à eux seuls une infrastructure critique dont la présence passe souvent inaperçue. Et cette mémoire organisationnelle qui peine à suivre, alors même que nos organisations n’ont jamais produit autant de données.

Cette 5e édition de la Veille prospective présente trois signaux faibles autour d’un même constat : ce qui semble le plus abstrait repose souvent sur ce qu’il y a de plus concret.

La veille prospective a été rendue possible grâce à la participation financière du gouvernement du Québec. Ce soutien provient du Fonds de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre. Le Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale en assure l’administration. Ses programmes découlent des orientations de la Commission des partenaires du marché du travail.

Découvrez aussi l’édition précédente de la veille prospective et toutes nos publications.